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Comment lutter contre le pillage des déchetteries ?

Dans le processus de récolte des DEEE, plusieurs paramètres permettent d'expliquer les différences de tonnage observées selon les régions : les habitudes locales, les efforts de communication ciblés, mais aussi... la fréquence des pillages.

Car des déchèteries pleines d'objets électroniques et métalliques, forcément, ça attise les convoitises. Le cuivre par exemple, l'un des métaux les plus convoités, se revend sur le marché officiel à 6 € le kilo.

Et bien sûr, quand ce prix augmente, la fréquence des vols lui embraye le pas. Selon Thomas Deshoulières, Responsable des Opérations Régionales Sud Est d'Ecologic, il faut distinguer deux types de vol :

Le vol entier : le vol dans une déchèterie de lave-linges à peine jetés en est le meilleur exemple. Ces appareils contiennent beaucoup, beaucoup de métal.

Le vandalisme, le pillage : les déviateurs des téléviseurs, par exemple, ces bobines de cuivre des anciens tubes cathodiques, sont récupérées par les malfrats qui ont pris la peine, auparavant, de fracasser l'appareil pour en voler le cuivre.

Parmi les conséquences de ces larcins : d'inquiétants manques à gagner pour la filière, des blessures récurrentes pour les agents qui travaillent sur les sites de collecte et qui manipulent le verre brisé, et de sérieux problèmes environnementaux puisque des gaz dangereux peuvent être libérés dans l'atmosphère par mégarde.

Alors quelles sont les solutions pour protéger les gisements de DEEE ?


M. Deshoulières cite quelques exemples, comme celui de ces déchèteries qui ont opté pour des conteneurs maritimes, dans lesquels sont enfermés les DEEE. Le résultat de cette simple opération est saisissant puisqu'elle permet de faire baisser le taux de vols de quelques 30%.

Bien sûr, la traditionnelle vidéo-surveillance aide aussi à sécuriser les lieux. Enfin, le marquage des déchets à la peinture semble également pouvoir produire des résultats.

Dans ce cas, les revendeurs de métaux du coin sont informés de la nature des déchets marqués, et si ceux-ci sont retrouvés chez eux lors d'un contrôle, ils peuvent être poursuivis pour recel. Des mesures sophistiqués mais dont la nécessité ne fait aucun doute pour Thomas Deshoulières :
« Limiter le pillage, c'est augmenter le taux de recyclage, protéger l'environnement, et améliorer les conditions de travail des employés sur site ».

Ca vaut le coup de se battre, non ?