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DEEE collectés
En 2012 30 964,69 t
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Polluants sécurisés
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Verres de tubes cathodiques 4 292,61 t
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Fer 14 477,67 t
Métaux non ferreux 3 222,52 t
Plastiques 3 895,48 t
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Câbles électriques (1,5 mm) recyclés en Tour de Terre 0,67
Plastiques recyclés en barils de pétrole non consommés 62 327,68
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Chaîne de démantèlement des écrans

 

La collecte, le traitement et la dépollution des DEEE ne s’improvisent pas !

 

Supervisées et contrôlées par Ecologic pour le compte de ses producteurs adhérents, ces étapes sont assurées à ce jour par 120 opérateurs partenaires, qui doivent répondre à des critères de qualité et de suivi très précis.

Paprec est l’un d’entre eux. Sur ces 40 usines installées en France, cinq sont chargées de la collecte, du démantèlement et de la dépollution de plus de 10 000 tonnes de DEEE par an.

 

« Depuis trois ans, explique Miguel Lauga, directeur délégué de Paprec, nous ne cessons de moderniser nos équipements pour répondre aux normes de traitement et améliorer le taux de dépollution des composants issus des DEEE. Et bien que notre activité principale porte sur le démantèlement des écrans, le groupe PAPREC s’intéresse aussi à d’autres produits tels le PAM (Petits Appareils en Mélange). »

 

Bien que leur taux de valorisation soit inférieur aux PAM, les écrans nécessitent des chaînes de traitements spécifiques, notamment pour extraire les poudres luminescentes.

 

« Notre site situé à Bordeaux, ajoute Miguel Lauga, vient d’être équipé d’un système confiné d’aspiration centrale qui permet aux équipes de travailler dans de meilleures conditions : un tapis de convoyage et un basculeur automatique acheminent les écrans sans que les opérateurs aient à se déplacer d’un poste de travail à un autre ; l’émission et la perte de poussières sont limitées ; la séparation des verres au plomb et des verres au baryum est optimisée au profit d’un meilleur taux de dépollution, etc. Ce type d’équipement nous permet de répondre aux exigences des audits conduits par Ecologic. Il nous offre aujourd’hui la possibilité de nous inscrire comme un acteur clé du traitement des écrans ».

C'est une usine à la plus-value écologique incontestable que SITA Sud Ouest, filiale de Suez Environnement, a récemment ouvert à Langon (Gironde). Cette unité industrielle dédiée au retraitement des Petits Appareils Ménagers (PAM) (NDLR : l'une des catégories composant les D3E) a été implantée dans l’un des sept centres de tri de l’entreprise, exploité par du personnel en insertion professionnelle.

 

Elle constitue une grande première dans le quart sud-ouest de la France et a été « créée pour répondre aux exigences contractuelles de dépollution et de valorisation » desdits appareils, éclaire l'entreprise dans son dossier de presse.

En avril 2009, SITA* inaugurait à Lyon sa nouvelle usine de traitement des DEEE. Ce projet d’envergure, soutenu depuis ses débuts par EcoLogic, s’inscrit dans une double démarche : traiter les DEEE collectés en Rhône-Alpes et lancer un grand programme de R & D sur le traitement des plastiques. Rencontre avec Marie-Dominique Bogo, directeur développement durable de SITA DEEE. En quoi cette localisation est-elle une position stratégique pour SITA?

 

Vers la disparition du plomb dans nos appareils électriques?

 

Dans quels DEEE le trouve-t-on habituellement


  • Mêlé au verre, il permet  aux électrons de ne pas s’échapper des tubes cathodiques. Il représente environ 40% du poids total du tube (jusqu’à deux kilos par téléviseur !) ;
  • Mou, et fondant à très basse température, il permet d’assembler les composants des cartes électriques et électroniques sans les altérer par la chaleur ;
  • Il est aussi présent dans les piles électriques.

 

Pourquoi le plomb pollue-t-il


  • Le plomb est un métal lourd et une neurotoxine naturelle ;
  • Il peut pénétrer dans le corps humain par l’air, l’eau ou les aliments. Il provoque de nombreux effets indésirables (maladies des reins, anémie…), voire irréversibles (sur le système nerveux des nourrissons et des enfants) ;
  • Il a la particularité de pouvoir polluer toute la chaîne alimentaire.

 

Comment le recycler


  • Les écrans sont dépollués et démantelés un par un. Pour récupérer le plomb présent dans une partie du verre, il faut d’abord ouvrir le tube cathodique manuellement et en extraire les poudres luminescentes (par aspiration). Ce procédé permet ensuite de pouvoir séparer le verre au plomb du verre au baryum. Le verre au plomb est alors envoyé dans un affinerie chargée d’isoler le plomb du verre, puis de fondre le plomb en lingot en vue de sa réutilisation ;
  • Les cartes électroniques ou électriques sont broyées puis envoyées dans des affineries spécialisées. Tous les métaux précieux y sont fondus, puis séparés. Le plomb peut alors être réutilisé.

 

Peut-on s’en passer


  • Depuis 2006, l’utilisation du plomb est considérée comme une menace pour la santé humaine et l'environnement et est limitée uniquement à la fabrication de certains appareils électriques.
  • Le plomb reste indispensable au fonctionnement des tubes cathodiques mais devrait bientôt « naturellement » disparaître grâce à l’augmentation de la demande en matière d’écrans plats (sans plomb).
  • Certains alliages, à base d’étain, de cuivre ou d’argent, peuvent aujourd’hui remplacer le plomb, notamment pour les soudures des cartes électroniques.
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