Deloitte et Ecologic publient une étude sur la place de la REP dans l’économie circulaire

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Le

09 janvier 2015
15 décembre 2014
Mandaté par Ecologic, le cabinet Bio IS by Deloitte a réalisé une étude intitulée : « La Responsabilité Elargie des Producteurs (REP), outil de la transition vers l'économie circulaire ? ». Cette étude démontre comment la conduite du changement de modèle économique est catalysée par le fonctionnement de la REP DEEE en France.

Sommaire de l'étude Bio IS by Deloitte sur la REP et l'économie circulaire


1. Du linéaire au circulaire
 1.1 Un changement de paradigme
 1.2 Les piliers de l'économie circulaire

2. La responsabilité élargie du producteur : de la gestion des déchets à la gestion des ressources
 2.1 Fondements économiques et historiques de la REP
 2.2 La REP, outil clef de l'économie circulaire
 2.3 Un nécessaire couplage à un objectif de recyclage
 2.4 La REP face à de nouveaux défis

3. Le rôle des éco-organismes dans la REP
 3.1 La mutualisation, levier économique de développement des filières de recyclage
 3.2 Un outil d'orientation stratégique des filières
 3.3 La mutualisation, frein à l'écoconception et à l'initative individuelle ?

4. Perspectives d'évolution de la REP et du rôle des éco-organismes
 4.1 Développement des filières de recyclage : outil de transition ou dispositif pérenne ?
 4.2 Ecoconception, durée de vie, réemploi : un rôle amené à se renforcer
 4.3 La REP : levier vers une économie d'usage ?
 4.4 Vers une évolution majeure du modèle économique des éco-organismes ?

5. Conclusion

Extrait : 1. Du linéaire au circulaire


L'économie circulaire est de plus en plus souvent mise en avant comme le modèle incontournable pour faire face aux difficultés croissantes d'accès aux matières premières, et aux impacts environnementaux générés par notre économie. Pourquoi cette transition est-elle nécessaire, et en quoi consiste-t-elle au juste ?

1.1 Un changement de paradigme

Le modèle économique du XXe siècle était fondé sur une dynamique linéaire : à la faveur de gains de productivités croissants, nos capacités d'extraction des ressources naturelles ont augmenté de façon exponentielle.

Extraire, produire, consommer, puis jeter : cette logique, qui sous-tend le fonctionnement actuel de notre économie, était permise par la disponibilité (apparemment) infinie des ressources et leur prix tendanciellement décroissant.

Il s'agit cependant d'une logique à court-terme. Depuis des décennies, l'épuisement à venir des ressources naturelles est constaté et les premiers signaux économiques forts de cet épuisement se manifestent : depuis le début des années 2000, le prix des matières premières a augmenté de manière spectaculaire et nombre d'économistes s'accordent pour y voir une tendance de fond durable.

En toute logique, les prix augmentent à mesure de la rareté des ressources. De plus certains métaux stratégiques, essentiels aux technologies de l'information et de la communication, sont concentrés dans une poignée de pays producteurs. Les incertitudes liées à l'approvisionnement nourrissent des comportements spéculatifs et accentuent la volatilité des prix. En bref, on assiste au passage d'une économie d'abondance (aux prix bas et stables), à une économie de pénurie (aux prix élevés et volatils).

Indice McKinsey du prix des matières premières

Dès lors, une mutation fondamentale de notre modèle économique est à engager. L'ambition de l'économie circulaire est de réduire la consommation de ressources naturelles en concevant des modèles de production et de consommation « régénératifs », c'est-à-dire permettant de maintenir le plus longtemps possible la valeur ajoutée des matières et produits dans l'économie, et de « boucler » les flux de matières.

L'économie circulaire permet d'optimiser l'utilisation de ressources (et donc de réduire les coûts de production), de sécuriser l'approvisionnement (et donc de réduire les risques liés aux fluctuations des prix), de réduire les impacts environnementaux (en évitant la production de déchets, mais également en réduisant les besoins d'extraction et de transformation des matières premières) et présente des opportunités d'innovation dans l'offre de produits et de services (à travers par exemple des modèles d'économie de fonctionnalité).

1.2 Les piliers de l'économie circulaire

L'économie circulaire est par essence une approche intégrée, sur l'ensemble du cycle de vie des produits.

Il n'existe pas aujourd'hui de définition unique, mais la plupart des acteurs s'accordent pour y inclure les approches classées comme suit par l'ADEME, et qui couvrent à la fois les modes de production et de consommation des produits, de leur conception à leur fin d'usage :

  • l'écoconception, qui consiste à concevoir des produits et des services en en réduisant l'impact environnemental global, notamment en facilitant leur réemploi, leur réparation, leur réutilisation, ou leur recyclage ;
  • l'écologie industrielle, qui consiste à exploiter les synergies de flux de matières et de déchets entre différentes industries, les déchets des unes pouvant devenir les matières premières des autres ;
  • l'économie de fonctionnalité, qui consiste à vendre un service plutôt qu'un produit, le bien matériel restant propriété du fabricant ;
  • le réemploi, la réparation et la réutilisation, qui consistent à allonger la durée d'usage des produits ;
  • le recyclage, qui consiste à récupérer les matières contenues dans les produits usagés pour les faire entrer dans un nouveau cycle de production.


Schéma de léconomie circulaire


Télécharger l'étude complète « La REP, outil de la transition vers l'économie circulaire » sur le site de Deloitte


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2014-12-15T11:20:00+01:00

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